Monte-Carlo 2026 : L’Ypsilon HF punit le chrono ! Rossel s’offre le « Super Sunday » au nez et à la barbe des Rally1

Le 94e Rallye Monte-Carlo a rendu son verdict. Dans des conditions dantesques, dignes des légendes d’antan, Lancia a signé un retour qui fera date. Si les aléas de la course nous privent de la victoire finale en WRC2, le message envoyé à la concurrence est terrifiant : l’Ypsilon Rally2 HF Integrale est une machine à gagner. La preuve ? Yohan Rossel a dominé le classement absolu du dimanche.

On attendait ce retour depuis des années. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Elefantino Rosso n’a pas manqué son entrée. Sur les routes glacées et enneigées de l’arrière-pays niçois, la nouvelle arme de Turin a fait étalage d’une compétitivité effrayante.

Lancia repart de Monaco en tête du classement « Teams » WRC2, avec 8 temps scratchs dans la musette et une certitude : la voiture est bien née.

Le « Miracle » du Dimanche : Rossel intouchable

C’est la statistique qui va faire le tour du monde. Yohan Rossel, reparti en Super Rally après une touchette fatale dès l’ES1 jeudi, a transformé sa frustration en une démonstration de force magistrale.

Lors de l’étape dominicale (le fameux « Super Sunday »), le Français n’a pas seulement été le plus rapide des WRC2. Il a remporté le classement « Super Sunday » au Général, toutes catégories confondues ! Profitant de conditions changeantes et d’une Ypsilon au balancement parfait, il a devancé les monstres hybrides de la catégorie reine (Rally1).

  • 4 victoires de spéciales sur 4 le dimanche (dont la Power Stage au Turini).
  • Des temps constamment dans le Top 5 absolu.
  • Un point de bonus glané à la régulière face aux champions du monde.

Rossel est clair : « Avec cette voiture, je suis convaincu que nous pourrons nous battre sur les prochains rallyes. Nous nous attendions à ce qu’elle soit rapide, et cela a été confirmé. »

Gryazin : La victoire au bout des doigts

Si Rossel a brillé le dimanche, Nikolay Gryazin a porté les espoirs de l’équipe tout le week-end. Le pilote russe a lutté pour la victoire jusqu’à l’ES12, dans des conditions apocalyptiques (neige, glace, boue). Alors qu’il poussait pour rattraper le leader, une glissade dans un talus a endommagé sa suspension. Il termine finalement 6e du WRC2.

Nikolay ne cherche pas d’excuses : « La voiture fait exactement ce que je lui demande ; maintenant, c’est à moi de faire mieux. C’était le Monte-Carlo le plus difficile que j’ai jamais disputé. »

Une Fierté Retrouvée

Pour Roberta Zerbi, CEO de Lancia, le bilan va au-delà des chiffres :

« Ce résultat dépasse la valeur sportive : il confirme la solidité d’un projet construit avec détermination. Même si tout ne s’est pas passé comme prévu, l’équipe a montré une grande ambition et une direction bien définie pour l’avenir. »

Même son de cloche chez Didier Clément, le Team Principal, qui qualifie le week-end d’historique : « Les couleurs Lancia ont vraiment brillé. Ce résultat confirme que nous sommes sur la bonne voie. »

Lancia n’a pas ramené le trophée du vainqueur à Turin ce week-end, mais elle ramène quelque chose de plus précieux : la certitude d’avoir créé la nouvelle référence de la catégorie. La concurrence est prévenue.

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