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Lancia Ypsilon Ibrida : Le verdict sans filtre des lecteurs d’Auto Plus

L’ambition de Lancia est claire : bousculer l’ordre établi des citadines premiums et généralistes chics. Mais qu’en est-il une fois le volant en main ? Trois profils de conducteurs, lecteurs d’Auto Plus, ont disséqué la nouveauté italienne sous toutes ses coutures.

1. Le Design : Une singularité qui interpelle

Face au style audacieux de l’Ypsilon, les avis oscillent entre fascination et surprise.

  • L’enthousiasme du premium : Danielle, habituée à la rigueur de son Audi A1 Sportback, salue une face avant qui « sort de l’ordinaire » et un profil chic grâce au grand souci du détail. L’arrière l’a particulièrement séduite : « C’est assez réussi, voire sportif, avec ce bandeau façon aileron et ces feux ronds. »
  • L’esprit sportif validé : Ourida, propriétaire d’une Peugeot 208 Allure, apprécie également cette singularité moins agressive que celle de la Lionne. Elle note un gabarit visuellement plus long, accentué par les poignées de portes arrière dissimulées dans les montants, et avoue un faible pour l’arrière « sportif et futuriste ».
  • La réserve du généraliste : Jacky, au volant d’une Renault Clio Esprit Alpine, se montre beaucoup plus sceptique. Si l’originalité du bandeau noir est indéniable, il juge l’intégration des phares très étrange, évoquant un « effet vaisseau spatial ». Pour lui, le profil manque de relief et l’arrière s’avère trop peu harmonieux à son goût.

2. La vie à bord : Une ambiance « Art Déco » chaleureuse mais perfectible

L’habitacle de l’Ypsilon LX propose une expérience à part entière, caractérisée par l’introduction du fameux tavolino (la table basse centrale ronde).

  • Un habitacle chic et original : Danielle et Ourida s’accordent sur le charme indéniable de la planche de bord. Danielle loue une « ambiance Art déco agréable à l’œil » renforcée par la console centrale ronde, très pratique pour y déposer des objets. Ourida souligne le moelleux des sièges, l’effet chic du velours, les motifs cuivrés et le graphisme soigné des buses d’aération.
  • Quelques ombres au tableau : Malgré ces bons points, le pragmatisme au quotidien révèle quelques lacunes. Danielle pointe du doigt l’accès à la prise USB sous la console, qualifié de « très mal pensé », ainsi que l’absence de double plancher dans le coffre, moins pratique que celui de son Audi A1. De son côté, Ourida retrouve un défaut bien connu de sa Peugeot 208 : un espace aux places arrière et un coffre un peu trop justes pour envisager un départ en week-end à plusieurs.
  • Sobriété contre futurisme : Jacky n’adhère pas à cette présentation : « Le style fait de formes tarabiscotées et de multiples matières crée une ambiance futuriste. Je préfère la sobriété de ma Clio. » Il reconnaît néanmoins que l’Ypsilon offre des espaces de rangement plus vastes et mieux répartis que la française.

3. Au volant : Un confort ouaté de catégorie supérieure

C’est sur la route que l’Ypsilon abat ses meilleures cartes, notamment en matière de filtration et de douceur de conduite.

  • Plus confortable qu’une Audi A1 : Danielle est conquise par l’expérience de conduite. L’excellente isolation phonique offre un « agréable effet ouaté à bord ». Plus flatteur encore pour l’italienne, elle estime que l’Ypsilon prend l’avantage sur son A1 en matière de confort d’assise et de suspension, offrant une plus grande souplesse globale malgré un léger temps de réponse à l’accélération.
  • L’impression de conduire la catégorie supérieure : Ourida partage ce ressenti positif. Au volant, elle a eu « la sensation de conduire une plus grosse voiture » que sa 208, portée par l’atmosphère haut de gamme. Retrouvant sous le capot la même motorisation hybride Stellantis de 110 ch que sa Peugeot, elle en valide la douceur, la discrétion et la sobriété à la pompe.
  • Le manque de dynamisme face au « full hybrid » : Jacky, habitué aux 145 chevaux de sa Clio E-Tech, reste sur sa faim côté performances. Il déplore un manque de nervosité à l’accélération, un temps de retard lors des relances et quelques à-coups de la boîte automatique à faible allure, ainsi qu’un sifflement haute fréquence qu’il juge agaçant. Il salue tout de même un confort de suspension de très bon niveau.

Le bilan de l’essai

L’Ypsilon Ibrida s’impose comme une proposition hautement distinctive. Si elle partage ses dessous techniques avec d’autres productions du groupe Stellantis, elle parvient à s’en détacher grâce à une identité visuelle forte, un confort acoustique et de suspension digne du segment supérieur, et une présentation intérieure chaleureuse. Un choix résolument orienté vers l’élégance et la douceur de roulement pour ceux qui veulent rouler différent.

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