Dix jours à peine après avoir coiffé la couronne mondiale WRC2 Teams lors du Rallye du Paraguay, l’écurie Lancia Corse HF aborde le Rallye du Chili Biobío dans un costume inédit : celui de championne du monde en titre. Pour la douzième manche du Championnat du Monde FIA des Rallyes disputée du 10 au 13 septembre, la marque turinoise ne compte pas relâcher la pression. Débarrassée de la pression mathématique chez les constructeurs, l’équipe à l’Elefantino Rosso concentre désormais toutes ses forces sur le classement individuel, où Nikolay Gryazin et Yohan Rossel entendent bien jouer les trouble-fêtes dans la course au titre suprême.
Gryazin et Rossel en embuscade pour le sacre individuel
Avec trois rallyes restant au calendrier mondial — le Chili, la Sardaigne puis la finale en Arabie Saoudite —, le dénouement de la saison de WRC2 reste particulièrement indécis. L’Estonien Robert Virves occupe pour l’heure les commandes avec 100 points, mais la régularité et la pointe de vitesse affichées par les équipages de la Lancia Ypsilon Rally2 HF Integrale laissent la porte grande ouverte aux ambitions transalpines.
Pointé au quatrième rang avec 66 points, Nikolay Gryazin (copiloté par Konstantin Aleksandrov) conserve toutes ses chances mathématiques de coiffer la couronne. De son côté, le Français Yohan Rossel, navigué par Arnaud Dunand, figure à la septième place avec 60 unités au compteur. Sur un terrain sud-américain où ils ont brillé par le passé, les deux pilotes ont l’opportunité de concrétiser le potentiel de la monture turinoise et de refaire une partie de leur retard sur la tête du championnat.
Forêts côtières, brouillard et pièges du Biobío
Installé autour de Concepción, le Rallye du Chili Biobío propose un menu copieux de seize épreuves spéciales cumulant 311,18 kilomètres chronométrés exclusivement sur terre. Traversant les collines boisées de la région côtière, les spéciales chiliennes se distinguent par leur profil rapide, ondulant et très technique, souvent bordé de talus abrupts ne laissant aucune marge à l’approximation.
Outre les virages aveugles négociés à haute vitesse qui exigent une précision absolue dans la prise de notes, la météo locale constitue l’arbitre traditionnel de l’épreuve. Entre crachin océanique, averses soudaines et nappes de brouillard dense s’infiltrant entre les arbres, le niveau d’adhérence du sol peut basculer d’une spéciale à l’autre, transformant la terre compacte en une patinoire d’argile particulièrement piégeuse.
Pour pimenter les débats, l’organisation a profondément remanié le tracé : plus de 51 % du parcours est inédit par rapport aux éditions antérieures. Les équipages découvriront notamment le secteur de Carampangue ainsi que les nouvelles spéciales de Turquía, Nuevo Rere et Hualqui dès la première étape.
La réaction de Didier Clément, Team Principal
Lancée sur une dynamique victorieuse et forte de la maturité technique acquise par sa Rally2 au fil des manches mondiales, l’armada Lancia Corse HF s’apprête à défier les pistes chiliennes avec une ambition intacte : faire résonner à nouveau le rugissement de l’Elefantino Rosso sur le toit du monde.


