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Le Roi de France avec la Reine d’Italie : Yoann Bonato défendra son titre en Lancia Ypsilon Rally2 HF Integrale

Tests Lancia Ypsilon Integrale Rally 2, at Montvallon and Pellafol, France, from September 3rd to 4th 2025 - Photo: AndrŽ Ferreira / DPPI

C’est officiel et c’est une grande nouvelle sur la planète rallye hexagonale. Yoann Bonato, le patron incontesté du Championnat de France, troque sa fidèle monture pour le frisson de la nouveauté. En 2026, le sextuple Champion de France pilotera la Lancia Ypsilon Rally2 HF Integrale.

On se demandait qui serait le fer de lance de Lancia dans le championnat national le plus relevé d’Europe : Yoann Bonato, l’homme à battre, s’engage dans un nouveau cycle de trois ans avec la marque turinoise.

Toujours copiloté par l’indéboulonnable Benjamin Boulloud, et au sein de la structure Trajectus Motorsport dirigée par Benoit Tréluyer, Bonato ne cache pas son excitation.

« Le côté magique du retour »

Pour un pilote de la trempe de Bonato, passer chez Lancia n’est pas un choix anodin. C’est embrasser une légende.

Il évoque également « l’effervescence en Italie » autour de ce retour. Et on le comprend : voir l’Elefantino Rosso sur les portières du champion en titre va faire vibrer les foules au bord des spéciales du Touquet, du Var ou du Mont-Blanc.

Plus qu’une cousine de la C3 : Une évolution

Techniquement, le choix est aussi pragmatique. La Lancia Ypsilon Rally2 représente l’étape supérieure de ce qu’il connaissait précédemment. Bonato est très clair sur ce point, décrivant la Lancia comme une « auto maison » avec de nettes optimisations :

« Aéro, trains roulants, moteur, tout est optimisé par rapport à sa cousine. »

En clair : la référence du plateau (la C3) vient de trouver son maître (l’Ypsilon). La concurrence est prévenue.

Cap sur Rome ?

Si l’objectif principal reste la défense de sa couronne nationale, Yoann Bonato a un rêve transalpin qui résonne doucement à nos oreilles de passionnés. « J’aimerais bien pouvoir ajouter le Rally Di Roma à notre programme » avoue-t-il. « C’est une épreuve […] que je rêve d’accrocher. »

En attendant, le message est passé : Lancia ne revient pas pour faire de la figuration en France. Elle revient pour gagner, et elle s’est offert le meilleur chevalier pour le faire.