Des falaises de Balagne baignées de lumière aux sous-bois détrempés de la Casinca, les deux premières étapes du 26e Tour de Corse Historique ont offert un concentré de ce qui forge la légende insulaire. Entre soleil de plomb à Calvi et déluge piègeux vers Lucciana, les Lancia engagées ont fait vibrer le public corse. En tête d’affiche, les Delta HF Integrale de Yoann Bonato et de Didier Auriol ont rappelé à quel point les quatre roues motrices transalpines savaient faire la différence dès que le bitume devenait glissant.
Pour marquer le coup et suivre la remontée de Yoann Bonato sur le podium scratch provisoire, voici notre première sélection d’images consacrée aux équipages Lancia sur cette édition 2026.
Du ciel bleu de Notre-Dame-de-la-Serra aux torrents de la Casaluna
Mardi, le départ donné au pied de la citadelle de Calvi offrait une carte postale idyllique. Le ruban de Notre-Dame-de-la-Serra, suspendu au-dessus des eaux turquoise, a permis aux bolides turinois de donner de la voix entre roches ocre et mer ouverte. À l’issue des deux premiers chronos, Yoann Bonato et Didier Auriol pointaient dans le même tempo, séparés par une seule petite seconde au volant de leurs montures frappées de l’Elefantino Rosso.
Le lendemain, le décor a basculé dans une tout autre dimension. Quatre-vingt-dix-huit kilomètres contre la montre sous des averses continues ont transformé les routes de Haute-Balagne et de Casinca en véritables patinoires. Tandis que les propulsions rivales peinaient à trouver du grip à la relance, la transmission intégrale des Delta a permis d’hausser le ton.
Auteur d’une remontée spectaculaire, le sextuple champion de France Yoann Bonato, épaulé par Benjamin Boulloud sur la Delta n°6, s’est hissé à la troisième place du classement scratch, reléguant la Renault 5 Maxi Turbo de Julien Saunier derrière lui. Même constat d’attaque pour le sextuple vainqueur de l’épreuve Didier Auriol et son copilote Fabrice Gordon (n°3) : après avoir concédé plus de trois minutes dans Aïti, le champion du monde 1994 a fait parler son sens du placement sous la pluie pour claquer le quatrième temps scratch dans le juge de paix de Barchetta – Penta di Casinca, remontant dans le top 10 général.
La marque turinoise ne brille pas uniquement en VHC. En régularité (VHRS), la Delta n°335 des Italiens Giorgio Schon et Carlo Merenda s’est illustrée aux avant-postes dès la première étape, tandis que la vaillante Fulvia HF n°497 des Danois Kenneth Simonsen et Otto Kristensen a bravé les pires ornières de la moyenne basse.
Les temps forts en images : De la sueur, de la pluie et des glisses
Cette première série de clichés compile les plus beaux passages de nos équipages fétiches :
- L’attaque sous la pluie pour Bonato et Boulloud : L’art de positionner la Delta HF Integrale à l’équerre pour extraire toute la motricité en sortie d’épingle serrée, les quatre roues motrices motriçant dans la boue.
- Le retour aux sources pour Didier Auriol : La silhouette inimitable de la Delta n°3 avalant les cordes profondes, projecteurs allumés sous la grisaille de Castagniccia.
- L’élégance vintage de la Fulvia HF : La légèreté et la finesse de la petite traction avant de Kenneth Simonsen négociant les descentes techniques de Balagne sous le soleil d’Argentella.
- L’atmosphère des parcs d’assistance : Le travail méticuleux des mécaniciens séchant les faisceaux électriques et montant les trains de pneus sculptés avant d’attaquer la montagne.
Place désormais au morceau de bravoure de la troisième étape entre Lucciana et Propriano, avec le passage du Pont de l’Enfer et les quarante kilomètres du monument de Chiatra – Feo.















