| |

Chrono sur piste : La Lancia Ypsilon HF relègue l’Alpine et la Mini au second plan !

On l’attendait au tournant, elle a répondu par une démonstration de force historique. Sur une piste totalement détrempée à Montlhéry, la Lancia Ypsilon HF a fait parler la poudre et sa fureur d’accélération lors d’un test organisé par Auto Plus. Non seulement la bombinette italienne affiche la cavalerie la plus généreuse du plateau, mais elle s’impose comme la reine incontestée de l’efficacité dynamique.

Le verdict du chronomètre à Montlhéry

Sur la base d’essais du tracé routier très bosselé de Linas-Montlhéry, les trois citadines survoltées ont été poussées dans leurs retranchements. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

ModèlePuissanceBatterieTemps au tour (Piste détrempée)Vrai prix d’achat
Lancia Ypsilon HF280 ch51 kWh2 min 53 s36 700 € (Remise 5% + prime 3600 €)
Mini John Cooper Works E258 ch49 kWh3 min 03 s39 300 €
Alpine A290 GTS220 ch52 kWh3 min 06 s39 300 €

En collant 10 secondes d’écart à la Mini et 13 secondes à l’Alpine, l’Ypsilon HF ne joue tout simplement pas dans la même cour. Elle signe le grand retour de l’esprit GTI authentique, le tout pour le tarif réel le plus compétitif du trio.

Pourquoi l’Ypsilon HF a écrasé la concurrence

L’explication de ce gouffre chronométrique tient en deux mots : rigueur mécanique. Contrairement à ses concurrentes, l’Ypsilon HF est la seule à intégrer de série un différentiel autobloquant mécanique Torsen sur son train avant.

  • Une motricité impériale : Sous la pluie battante, là où la puissance brute peut devenir un handicap, le Torsen fait des miracles. En sortie de courbe, l’Ypsilon verrouille sa trajectoire, resserre la corde et extrait toute la puissance disponible. Le train avant semble littéralement posé sur des rails.
  • Un amortissement calibré pour la vitesse : Si ses suspensions se révèlent très fermes à basse vitesse au quotidien, elles révèlent leur vrai potentiel lorsque le rythme s’accélère. L’auto encaisse parfaitement les nombreuses imperfections et bosses du tracé de Montlhéry sans jamais perdre le grip.

Face à elle, deux écoles à la traîne

En tentant de canaliser la puissance par d’autres moyens, l’Alpine et la Mini ont capitulé sur le mouillé :

  • Chez Alpine (A290 GTS) : L’électronique se montre beaucoup trop castratrice. L’antipatinage coupe instantanément l’arrivée des chevaux à la moindre relance appuyée, privant le pilote de répondant en sortie de virage. De plus, sa vitesse maximale bridée à 170 km/h la pénalise lourdement dans les lignes droites.
  • Chez Mini (JCW E) : C’est tout l’inverse, la foire d’empoigne. En mode « Go-Kart », la motricité s’évapore sous l’afflux du couple, rendant le train avant flou et baladeur avec de violentes remontées de couple dans le volant. Pire, sa suspension d’une raideur excessive la fait sautiller sur les irrégularités, provoquant de brusques décrochages du train arrière en entrée de courbe.

Les nuances à surveiller pour la perfection

Pour être totalement objectif, ce tableau idyllique cache deux axes d’amélioration identifiés par les essayeurs lors de ce run extrême :

  1. L’ESP non déconnectable : Sur circuit, l’électronique de trajectoire refuse de s’effacer. Alors que le châssis ne demande qu’à pivoter pour enrouler l’entrée de virage, l’ESP recalibre l’auto en plein vol.
  2. L’endurance du freinage : Face aux hautes vitesses et à l’échauffement sur piste, la pédale de frein de la Lancia a tendance à « s’allonger » un peu plus vite que celle de l’A290, qui conserve un feeling plus naturel.

Le sens des réalités au quotidien

En dehors de la piste, l’Ypsilon HF marque également des points pratiques en offrant le coffre le plus vaste du lot (305 dm³ contre 275 pour l’Alpine et un ridicule 180 pour la Mini) grâce à l’absence de caisson de basses encombrant sous le plancher. Si la finition intérieure en deçà des standards premium et l’absence de planificateur de trajet de série (option à 750 €) rappellent sa vocation purement sportive, l’exaltation distillée au volant balaie instantanément les doutes.

Le verdict est sans appel : l’Elefantino Rosso a retrouvé sa fureur d’antan. L’Ypsilon HF est bel et bien la citadine survoltée la plus efficace, la plus engageante et la plus rapide du marché.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *