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Lancia Flaminia GT à la Bio-Benzina : 1 950 km de Turin à Palerme

Partie le 16 avril 2026 de Turin, une splendide Lancia Flaminia GT Coupé Touring de 1967 a rallié Palerme le 20 avril, bouclant un périple de 1 950 kilomètres alimentée exclusivement par du biocarburant. Cette mission, orchestrée par l’ASI (Automotoclub Storico Italiano), marque une étape historique pour la préservation de nos classiques.

Un périple de 5 jours et 7 étapes

Le road-tour a traversé l’Italie du nord au sud, faisant escale dans des lieux emblématiques tels que Modène, Sienne, Bracciano, Naples, Cosenza et Catane. Le drapeau à damier a été abaissé à l’Université de Palerme, devant le Musée des Moteurs, où la voiture restera exposée jusqu’au 12 mai.

L’itinéraire a été rigoureusement planifié pour s’adapter à l’autonomia de la voiture, les ravitaillements s’effectuant auprès de clubs fédérés à l’ASI, puisque ce carburant n’est pas encore disponible dans les stations-service classiques.

La technique : Zéro modification, performance maximale

L’un des enseignements majeurs de ce test est l’absence totale d’adaptations mécaniques. La Flaminia est restée parfaitement conforme à sa configuration d’origine.

  • Le moteur : Le cœur de 2,8 litres a bénéficié d’une révision totale avant le départ pour repartir à « neuf ». Petite précision de passionné : bien que le rapport mentionne un V8, nous savons que la Flaminia tire sa noblesse de son célèbre V6, une architecture que Lancia a portée au sommet de l’art.
  • Le carburant : Environ 320 litres de Sustain Classic 80 ont été utilisés. Produit par l’entreprise anglaise Coryton, il est conçu à partir de déchets agricoles non destinés à l’alimentation.
  • Bilan CO2 : Le dioxyde de carbone émis est compensé par celui absorbé par les plantes durant leur croissance, créant un cycle vertueux.

Un test de 10 000 kilomètres

Ce voyage vers la Sicile ne constitue que la phase inaugurale d’un test d’endurance beaucoup plus vaste. L’ASI prévoit de parcourir 10 000 kilomètres au total avant de démonter entièrement le moteur pour examiner l’impact du biocarburant sur chaque pièce mécanique.

Les premiers résultats sont déjà extrêmement encourageants : aucune perte de performance n’a été constatée, bien au contraire, avec des bénéfices immédiats sur le niveau des émissions.

« Les moteurs du passé peuvent contribuer au développement futur. Nous sommes ravis d’avoir constaté des résultats plus que positifs avec l’usage de carburants alternatifs. » — Alberto Scuro, Président de l’ASI.

L’esprit de l’Elefantino Rosso et l’excellence Lancia continuent de briller, prouvant que même nos plus belles icônes peuvent rouler vers un horizon « Net-Zero » sans trahir leur âme.

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